• Chapitre 1

    Chapitre 1

     

    BABETH

    Sonnerie du réveil, 6h45, trop tôt. Re sonnerie, 7h. Je me réveille, enfin si on peut appeler ça être réveillée, je fonce sous la douche. Aïe, foutu carton il aurait pas pu être ailleurs que dans la trajectoire de mon petit orteil. J’atteins la salle de bain sans autre incident. Prend une douche éclair, me prépare, sous l’œil attentif de Terrible, petite chatte noire et blanche. Fin prête pile à l'heure, tant pis pour le petit dej, de toute façon j'ai le ventre trop noué pour avaler quoi que ce soit.

    Ma mère m'accompagne au lycée et me laisse à la vie scolaire. La CPE Mme Durand m’accueille. Elle me tend mon emploi du temps, j'y jette un coup d’œil, je commence avec une heure de français, puis elle m'accompagne à la salle où le cour à lieu.

    -Si tu as la moindre question tu peux t'adresser à moi, mon bureau se trouve a côté de la vie scolaire, ou à tes professeurs et aux surveillants, m'informe-t-elle.

    -Merci madame, pour l'instant ça va, dis-je avec un pauvre sourire.

    -C'est le cour de M.Carter, il a été prévenu de votre arrivée.

    Je suis nerveuse.

    Elle m'ouvre la porte.

     

     

     

    LEO

     

    Je me prépare, si je me dépêche pas je vais vraiment être à la bourre. Je dévale l'escalier, dit au revoir à mes parents, attrape un croissant et me voilà dans la rue à courir à moitié pour pas louper le bus. Une chance qu'il pleuve pas, j'aurais alors eu la totale, j'ai oublié de prendre ma veste. J'arrive juste avant que les portes du bus se ferment.

    Arrivé au lycée je me rend devant la salle, j'ai français avec M.Carter.

    Ça fait un quart d'heure qu'on est en cour quand Mme Durand débarque avec une nouvelle. M. Carter nous la présente, elle s'appelle Elizabeth Mareau. Elle est fine, elle à des cheveux court brun avec des mèches rouges et noires, elle a son style vestimentaire propre. Elle ne ressemble en rien aux autres filles de la classe. Elle s'engage dans l'allée passe près de moi, je remarque qu'elle a de grands yeux en amandes couleur noisette, et elle s'assoie à la table derrière moi.

     

     

    BABETH

     

    J'entre à la suite de Mme Durand, elle échange quelques mots avec le prof. C'est un grand mince, il porte des lunettes, il a des cheveux grisonnants et un air sympathique. Il me présente à la classe, tous me fixe, j'ai l'impression d'être une souris de laboratoire. M. Carter m'indique que je peux m’asseoir où je veux. J'opte pour une table près de la fenêtre, derrière un jeune homme aux cheveux noirs corbeau mi-long. Je m'assoie, M. Carter reprend son cour, j'en profite pour regarder les gens de ma classe. Ils ont tout d'une classe ordinaire, ma tension redescend, j'ai stressé pour rien, comme d'hab. C'est fou malgré le nombre d'arrivées en cour d'années que j'ai faites mon cœur s'obstine à faire des siennes. Je croise le regard d'une fille, elle me souri. Elle a de long cheveux blonds, un sourire franc et des yeux pétillants. Je me concentre ensuite sur le cour, ils sont en trains d'étudier la poésie. Le cour est tellement prenant que je ne vois pas l'heure s'écouler.

    La sonnerie retenti, la jeune fille de tout à l'heure m'attend à la porte.

    -Salut, Elizabeth c'est ça ? Moi c'est Hannah, se présente-t-elle. Alors comment tu trouve notre lycée ?

    -Salut, en fait on m’appelle Babeth, j'ai pas vu grand chose donc je peut pas trop te dire, je lui répond.

    -Bah il est pas bien impressionnant. Là on a sport, on va au gymnase ensemble, en passant je te montre les bloc, me propose-t-elle.

    -C'est gentil, merci.

    Prenant sa mission très à cœur elle a commencé à m'expliquer le fonctionnement du lycée pendant qu'on se dirigeait vers le gymnase.

    -Là on était dans le bloc B1, il y a toutes les salles 100, où ont lieu les cours d'SES, d'histoire-géo, math. La c'est le bloc B2, y a toutes les salles 200, les cours de langues se déroulent ici. La à droite c'est le Cdi et ici le bloc B4 ou bloc sciences, salles 400 et la le bloc B3, salles 300, salles informatiques, TPE et salles de devoir, me dit-elle quand on passe devant.

    On arrive enfin au gymnase, une bonne dizaines de minutes en retard. L'appel est fini depuis un bon moment et ils ont commencé à s’échauffer. On se dirige vers la prof. On lui explique la raison de notre retard puis on court se changer.

     

     

     

     

    LEO

     

    Perdu dans mes pensées je n'ai prêté qu'une attention distraite au cour de français, pourtant un de mes cours préférés. La sonnerie sonne enfin, je me dépêche de sortir. Je remarque du coin de l’œil Hannah qui a abordé la nouvelle, et je me dirige vers le gymnase. Je décide de faire demi tour et part en direction le Cdi. Un bon bouquin sous le bras je vais dans le parc choisir un coin tranquille pour lire. Je jette mon dévolu sur un gros chêne, je me cale par terre appuyé contre son tronc, mes écouteurs dans les oreilles, je me plonge dans ma lecture, y a pas mieux.

     

    Une prise de conscience soudaine me fais regarder mon portable, 10h50, faut que j'aille en histoire, pas envie de donner au grincheux, surnom que j'ai donné à M. Priel constamment de mauvaise humeur, une autre raison de me coller. Les quatre heures avant les vacances m'ont suffis. J'arrive au moment où le prof nous fait rentrer dans la salle. Je suis le dernier à entrer.

    -Vous avez un problème avec la ponctualité M. Rivier, m'apostrophe le grincheux.

    Je me donne pas la peine de répondre, et fonce m’asseoir à ma place habituelle derrière Hannah. Elizabeth est assise à côté d'elle.

    -Dit t'étais où? T'as encore séché le sport, me lance Hannah en se retournant.

    -Pas envie, j'ai préféré me caler dans le parc avec un bouquin et de la musique, je lui répond.

    -Au fait Léo je te présente Babeth, Babeth le bougon derrière nous c'est Léo. Il...

    -Ce n'est pas bientôt fini les bavardages, la coupe M. Priel.

    On est donc contraint de se taire et d'écouter le cour "passionnant" du grincheux.

     

     

    BABETH

     

    Donc le garçon du cour de français s'appelle Léo. Un mystère résolu.

    Deux heures d'histoire qui risque d’être longues, prof exécrable et cour complètement soporifique, je sens que je vais m'endormir. Intuition qui se révèle exacte, j'échappe à un réveil brutal grâce à Hannah.

    La sonnerie retenti enfin sans autres incidents.

    On sort.

    -Dites M. Priel est toujours comme ça ? Je leur demande

    -Non le grincheux peut être bien pire qu'aujourd'hui, me répond Léo. Là il est de bonne humeur, ça fait deux semaine qu'il nous a pas vu.

    -Je préfère pas imaginer quand il est de mauvaise humeur alors, m'exclamais-je

    -Un exemple de quand il est de mauvaise humeur, une semaine avant les vacances il a collé Léo quatre heures parce qu'il était arrivé cinq minutes après la sonnerie et encore c'est pas le pire qu'il est fait, m'explique Hannah

    -C'était pour, soit disant, m'apprendre la ponctualité, ajoute Léo.

    Sur ce on se dirige vers le self.

     

    On rejoint des amis d'Hannah et Léo au self, Hannah me présente. Il y a Sara, Taylor, Myriam et Franck. Les discussions sont animées, l'ambiance est sympas. Je me sens vite à l'aise et je prends part aux discutions dans la limite du possible.

    -Tu arrive d'où ? Me demande Myriam

    -Avec ma mère on déménage souvent, je viens pas de quelque part en particulier. Je viens de partout et de nul part à la fois. Mais avant d'emménager ici j'ai habité un temps à Lyon.

    -J'ai un cousin qui habite à Lyon, j'y vais tout les étés, m'informe Taylor. Ça doit être pas très cool de toujours déménager, tu peux pas souffler dans un "chez-toi" et pour la scolarité ça doit être dur à suivre. Tu vis juste avec ta mère ?

    -J'ai toujours connu ça, je m'y suis habitué. Oui je vis juste avec elle, enfin faut pas oublier Terrible, mon chat. Je suis fille unique.

    -La chance, j'ai deux petits frères, c'est l'enfer, dit Sara.

    La discutions dérive sur les frères et sœurs, petits ou grands. J'ai remarqué que Léo ne c'est pas joint à nous.

     

    L'après midi se déroule sans problèmes. Je fini à 17h après une heure de littérature assurée par M. Carter. Je prend mon bus, me rend compte que c'est aussi celui de Léo et de Franck. Léo me propose de m’asseoir avec eux.

    -Tu as emménagé où ? Me demande Léo.

    -Rue Pierre Loti, au numéro 20, et vous ?

    -Dans le boulevard de Rosais, pas loin du cimetière, me répond Franck

    -J'habite un peu avant le manoir dans le chemin du Vau Garni, rajoute Léo

    -Je voulais savoir, je suis un peu intriguée par la Noche del Mar, leur dis-je. Vous savez quelque chose à son propos ?

    -Non pas grand chose. Mis à part qu'il appartient à une famille, plutôt riche, ayant des origines espagnole. Ses membres auraient fuit l'Espagne, en particulier l'inquisition, au XVIeme siècle suite à une histoire de vampire, sois disant, et seraient venue se réfugier ici, faisant construire ce manoir, m'explique Léo. Enfin c'est ce que j'ai entendu dire, je n'en sais pas plus et je peux pas te garantir si c'est fondé.

    -Ok, un peu bizarre. Bon j'y vais, à demain, leur dis-je, mon arrêt en vue.

    -A demain, me répondirent-ils.

     

    En rentrant à la maison je pense toujours à ce que m'a dit Léo. Je pousse la porte encore en pleine cogitation. Terrible me saute littéralement dessus, réclamant à coup de miaulements des caresses. Je la prend dans mes bras.

    -Alors ça c'est bien passé ? Ma puce, me demande ma mère.

    -Oui, y a une fille dans ma classe Hannah qui ma intégrée dans son groupe d'amis. Je prends le même bus que deux d'entre eux, Léo qui est dans ma classe et Franck. Tu sais Léo habite à côté du manoir, il a entendu dire que la famille qui l'habite aurait fuit l'Espagne, en particulier l'inquisition, pour une histoire de vampire au XVIème siècle.

    -Ah bon, encore une histoire de bonne femmes superstitieuses, élude-t-elle.

    Je ne pensais pas qu'elle mettrait fin a la conversation si vite ni de cette manière.

     

     

    Le soir tandis que que je faisais un devoir de français dans ma chambre j'ai entendu ma mère au téléphone, la conversation a l'air animée. Absorbée par mon français je n'y ai guère fait plus attention.  

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